Dans nos villes d’Afrique de l’Ouest, une construction commence presque toujours par la même étape : chercher le devis le plus bas. C’est culturel, compréhensible… mais c’est aussi l’une des principales causes de dérives budgétaires.
Le problème ne vient pas du chantier. Il vient du premier choix : “On va prendre celui qui coûte moins cher.” La croyance : “moins cher = économie.”
La réalité : le devis le plus bas est souvent le plus risqué… et souvent le plus cher à la fin.
1-Les artisans vraiment qualifiés assument leur prix Un bon artisan, sûr de son travail et de ses matériaux, ne brade pas. À l’inverse, les devis très bas riment souvent avec : sous-chiffrage, matériaux faibles, manque d’expérience. Ce qui semble “économique” finit souvent en reprises et surcoûts.
2-La pression sociale : “Un ami connaît toujours quelqu’un qui fait moins cher…” Sous nos cieux, les proches comparent toujours : “Chez mon cousin ça a coûté moins cher”, “J’ai quelqu’un qui peut faire ça pour rien”, etc.
Ces comparaisons oublient la qualité réelle, les finitions, les retards… et les reprises qui ne se voient pas. Un prix bas n’est pas une opportunité, mais un avertissement.
3-Ce que cache un devis trop bas postes oubliés, malfaçons, retards,
plus-values qui s’accumulent.Au final, le “pas cher” devient presque toujours le plus cher une fois livré
Que doit faire un maître d’ouvrage
Comparer les devis sur leur contenu, pas seulement sur le montant.
Choisir des artisans qui assument leur prix parce qu’ils assument leur qualité.
Prendre du recul face aux conseils improvisés des proches. Faire analyser les devis par un professionnel (architecte /AMO).C’est le seul moyen de sécuriser son budget.